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 Le diabète de type 1 (DID) survient lors de la destruction auto-immune des cellules β de l'îlot pancréatique qui conduit à une carence absolue en insuline. Le développement de l'auto-immunité est antérieur au diagnostic clinique du diabète et est dû en grande partie à l'incapacité des cellules T régulatrices (Tregs) à empêcher les cellules T autoréactives pathogènes de détruire les cellules T de détruire les cellules β de l'îlot pancréatique produisant de l'insuline.


Dans les essais cliniques, environ 30% des patients réussissent à retrouver un taux glycémique normal, alors que durant les pratiques cliniques standards, ce chiffre descend à moins de 16%. Il est important de noter qu'au moment du diagnostic du DID, il existe des résidus de cellules β standards capables de produire de l'insuline. A ce stade, la rémission de l'auto-immunité pourrait avoir un bénéfice thérapeutique important. La preservation de la fonction des cellules β pourrait potentiellement améliorer le contrôle métabolique plus efficacement, à moindre coût et être mieux accepter par le patient que le traitement à l'insuline courant.


Le projet DIABIL-2  vise à stimuler les Tregs par l'injection d'une très faible dose d'interleukine-2 (IL-2) au moment du diagnostic du DID pour empêcher la destruction auto-immune des cellules β. Cela permettra d'éviter ou de retarder la progression du DID et pourrait améliorer les résultats cliniques des patients.

A propos du diabète de type 1 (DID)
Le DID est l'une des maladies auto-immunes les plus courantes dans le monde. En Europe, son incidence augmente rapidement chez les enfants, avec une augmentation prévue de 70% des cas au cours des 15 prochaines années. L'âge au moment du diagnostic du DID est en baisse, un doublement du nombre des cas chez les enfants de moins de 5 est estimé dans les 15 prochaines années. L'origine du DID est la destruction auto-immune progressive des cellules β du pancrés productrices d'insuline, conduisant à une carence en insuline et de l'hyperglycémie.

 

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Un modèle de pathogenèse du diabète de type 1 basé sur des études génétiques et étiologiques chez l'Homme.
(De J.A. Todd, Etiology of Type 1 Diabetes, Immunity, 2010)

 

Le recours à l'IL-2 est une question centrale dans le développement du DID. Les Tregs dépendent de l'IL-2. Le traitement à l'IL-2 devrait améliorer la fonctionnalité des Tregs et empêcher les cellules effecttrices T CD4 et CD8 de tuer les cellules β entraînant une inflammation destructrice.

 

A propos des cellules Treg  et de l'interleukine-2
Les lymphocytes T régulateurs (Tregs) sont une sous-catégorie des lymphocytes T qui régulent le système immunitaire dans le but de maintenir la tolérance de l'organisme aux auto-antigènes et de prévenir les maladies auto-immunes. Du fait que le DID est causé par l'incapacité des Tregs à bloquer la destruction auto-immune des cellules ß du pancréas, une stimulation des Trergs serait en mesure d'arrêter ce processus, de préserver la sécrétion d'insuline des cellules ß, de même qu'elle pourrait prévenir ou retarder la progression de la maladie et améliorer les résultats cliniques des patients.


Le rôle central des Tregs dans le contrôle de la réponse immunitaire a mené à la recherche intensive d'une thérapie centrée autour des Tregs pour traiter plusieurs dysfonctionnements immunitaires.


Nous avons démontré avec d'autres centres de recherche que l'IL-2 pouvait directement et spécifiquement activer/développer les Tregs. L'IL-2 est un médiateur soluble qui régule l'activité des globules blancs (les leucocytes et plus souvent les lymphocytes). L'IL-2 médie ses effets en se liant aux récepteurs IL-2, qui sont exprimés par les lymphocytes, notamment au plus haut niveau des Tregs. L'IL-2 administré à faible dose stimule les Tregs sans stimuler d'autres lymphocytes et pourrait donc constituer le meilleur stimulateur de Tregs pour lutter contre les maladies auto-immunes.